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Évangile : « Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! » (Lc 2, 41-51a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem
pour la fête de la Pâque.
          Quand il eut douze ans,
ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume.
          À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient,
le jeune Jésus resta à Jérusalem
à l’insu de ses parents.
          Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins,
ils firent une journée de chemin
avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.
          Ne le trouvant pas,
ils retournèrent à Jérusalem, en continuant à le chercher.

          C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple,
assis au milieu des docteurs de la Loi :
il les écoutait et leur posait des questions,
          et tous ceux qui l’entendaient
s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.
          En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement,
et sa mère lui dit :
« Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ?
Vois comme ton père et moi,
nous avons souffert en te cherchant ! »
          Il leur dit :
« Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ?
Ne saviez-vous pas
qu’il me faut être chez mon Père ? »
          Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait.
          Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth,
et il leur était soumis.

          – Acclamons la Parole de Dieu.

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Le dialogue de la science d’aujourd’hui avec la foi

Notes prises lors de la conférence donnée par Dominique Lambert au Séminaire de Tournai le 8 novembre 2017.

À l’époque du triomphe de la physique déterministe, vers le milieu du XIXe siècle, bien des scientifiques pensaient que les croyances religieuses seraient balayées par les découvertes scientifiques. Puis, au milieu du XXe siècle, d’autres savants comme Jacques Monod ont pensé que la science les obligeait à croire que l’homme est là par hasard, moisissure de vie improbable dans un univers qui lui est parfaitement étranger. Mais d’autres comme Christian de Duve ou Ernest Schoffeniels ont fait remarquer que dans bien des cas où, à première vue, il s’agit de hasard (spécialement au niveau de l’infiniment petit), un ordre peut apparaître à plus grande échelle — comme on le voit quand on tire un million de fois à pile ou face et qu’il y a une moitié de piles et une moitié de faces. Il peut y avoir des contraintes au hasard.

Les découvertes scientifiques récentes permettent une nouvelle alliance entre science et foi, tout en se gardant bien du concordisme, cette fâcheuse tendance à faire coïncider Bible et science ou à mettre Dieu dans les points d’interrogation. Il ne faut pas faire sortir de la science ce qu’elle ne peut donner, mais du point de vue métaphysique et théologique, on peut éclairer le paysage scientifique et y faire ressortir des détails importants qui passent inaperçus. Ce qui est intéressant à ce niveau, c’est de regarder la sensibilité du phénomène humain à la variabilité des conditions de l’Univers : que serait-il arrivé si l’univers était un peu différent de celui que nous connaissons ? Cette question a tout son sens car le fonctionnement de la vie humaine est d’une complexité beaucoup plus grande que celui des formes élémentaires de vie. Étant donné le caractère aléatoire des variations génétiques et autres, il faut, pour que la vie complexe puisse apparaître, que pendant un très long temps des systèmes simples interagissent. Les contraintes qui s’imposent à la vie complexe sont bien plus élevées que celles qui s’imposent à la bactérie.

photo de la terre depuis la station orbitale, avec une belle aurore boréaleLa science aujourd’hui met en évidence des contraintes vitales à toutes les échelles de l’univers, de l’infiniment grand à l’infiniment petit. C’est comme si la vie humaine, au lieu d’être un corps étranger dans l’univers, y était parfaitement chez elle, enracinée dans la structure du cosmos. Voyons quelques exemples de cela.

À l’échelle de l’univers entier, l’âge et la taille de l’univers sont nécessaires à ce que maintenant nous soyons là. Un univers plus petit, c’est un univers moins vieux. Un univers moins vieux, c’est un univers qui n’a pas eu le temps de fabriquer les pièces élémentaires de la vie et de la laisser évoluer. Plus petit, donc moins vieux, l’univers n’aurait pas eu le temps d’engendrer la vie complexe. Si vous me lisez aujourd’hui, c’est forcément que l’univers a plusieurs milliards d’années d’existence et est aussi grand. Il y a beaucoup d’autres découvertes du genre, et cela va jusqu’au nombre de dimensions spatiales. On peut imaginer un univers à 2, 3, 4 ou beaucoup plus de dimensions. Il se fait que notre univers a 3 dimensions spatiales, et ce n’est pas un hasard. C’est indispensable pour que les orbites planétaires soient stables (calculé en 1873) et même les atomes (1960).

Du côté de l’infiniment petit on découvre des conditions draconiennes à la loi de l’interaction forte, qui gère les réactions nucléaires, pour que les éléments de la vie (carbone, oxygène, azote) soient produits en quantité convenable (Fred Hoyle). De même, il y a très peu de latitude pour la loi de désintégration du neutron (interaction faible) si on veut obtenir une synthèse nucléaire prometteuse.

Il y a encore beaucoup d’autres contraintes nécessaires. À cela s’ajoutent les éléments contingents qui ont permis l’entretien de la vie sur notre Planète bleue pendant un temps suffisamment long. Citons l’étrange disposition de notre système solaire où, de façon inattendue, les grosses planètes sont à l’extérieur, là où il y avait pourtant moins de matière, protégeant la Terre de la plupart des morceaux de rochers qui se baladent dans l’univers. Ou encore le rôle déterminant de la Lune dans la stabilisation des climats de la Terre, rôle découvert dans les années ’80. Or la Lune est un accident de parcours tout-à-fait fortuit. Ajoutons encore le rôle indispensable du champ magnétique terrestre pour la protection des radiations cosmiques destructrices. Or les petites planètes ont très rarement un champ magnétique important.

De tout cela on peut dire que d’une part la vie a pu apparaître souvent dans l’univers ; son apparition n’est pas due au hasard car elle est enracinée dans les lois physico-chimiques. Mais il y a d’autre part une grande improbabilité de notre survenue comme vivant complexe, parce que les événements qui y ont présidé sont très contingents (auraient pu ne pas être, ou être tout autres). Le théologien qui regarde cela ne peut pas s’empêcher de penser à la théorie de la Providence mise au point par Thomas d’Aquin, relevant que « Dieu veut que certaines choses se produisent nécessairement, et d’autres de façon contingente, afin qu’il y ait un ordre dans les choses, pour la perfection de l’univers. C’est pourquoi il a préparé pour certains effets des causes nécessaires, qui ne peuvent défaillir, et d’où proviennent nécessairement les effets ; et pour d’autres effets il a préparé des causes défectibles, dont les effets se produisent d’une manière contingente. » (Ia, q.19 a.8). Tout cela montre un Dieu qui crée à la fois par la nécessité et par la contingence. Non plus un Dieu grand-horloger de l’univers, mais un Père patient qui ne fabrique pas un monde mais le crée. L’histoire n’est plus un phénomène étranger mais s’articule aux degrés de liberté donnés par un Dieu libre à l’univers.

Christophe Cossement

Pour aller plus loin, il y a la très belle série BD des Indices pensables, et pour ceux qu’une équation n’effraie pas, le livre de J. Demaret et D. Lambert, Le principe anthropique.

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